Les actions nocives diverses

La mortalité accrue des abeilles et la baisse de la productivité sont multifactorielles. Nous avons choisi de nous intéresser aux principales causes de ce phénomène, mais il existe malheureusement bien d’autres éléments qui pourraient être liés :

– La transhumance :

Il s’agit d’une technique qui consiste à déplacer les ruches sur plusieurs sites, en fonction des saisons et des floraisons. Le but est d’augmenter le rayon d’action des abeilles, et de les rendre plus productives. Cependant, cette méthode apicole pourrait s’avérer nocive, car elle susciterait un stress chez les abeilles, les rendant plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement. Cela facilite aussi la propagation des maladies entre les ruchers.

– La sélection des apiculteurs :

Les apiculteurs privilégient les variétés les plus productives de reines, au détriment de celles adaptées aux conditions locales, ce qui appauvrit la diversité génétique. De plus, l’importation des reines depuis l’étranger (pays de l’Est et Asie) favorisent la diffusion des maladies et parasites.
Il y a une conformation des abeilles, et une disparition des espèces endémiques, bien plus adaptées aux contraintes du milieu où elles se trouvent. En temps normal, une reine s’accouple avec 12 à 26 mâles issus de plusieurs colonies alentours, permettant un brassage génétique important. La sélection d’abeilles uniquement sur des critères de productivité et l’utilisation de traitements chimiques contre les maladies et les parasites ont stoppé l’évolution biologique naturelle des abeilles.

– La dégradation de l’alimentation naturelle

La réduction de la biodiversité florale est liée à de nombreux facteurs : la diminution des prairies et des terres non ensemencées, l’artificialisation des terres avec l’étalement urbain et le fauchage systématique de la végétation. Or, cette diversité de fleurs est vitale pour les abeilles : il est important pour une larve de bénéficier d’une alimentation variée, auquel cas ses capacités de butinage seront affectées. Cette perte de variétés des sources alimentaires affaiblit le système immunitaire des abeilles : les mélanges de différents pollens sont plus nourrissants qu’une seule espèce.

– L’alimentation artificielle :

Depuis les années 1970, certains apiculteurs se sont lancés dans le nourissement : les abeilles sont alimentées directement en sirop de maïs à haute teneur en fructose. Le but est d’améliorer le rendement des ruches.
Cette technique permet d’extraire plus de miel et de laisser plus de place pour la production de couvain dans la partie basse de la ruche. Les abeilles domestiques sont devenues très dépendantes de cette alimentation. Cette alimentation synthétique est pauvre, elle affaiblit le système immunitaire des abeilles, notamment leur capacité à éliminer les toxines naturelles ou synthétiques.

– Les OGM ont été soupçonnés d’être nocifs pour les abeilles, en particulier les organismes produisant leur propre pesticide. Cette hypothèse a été délaissée car les abeilles pouvaient disparaître dans des zones où les OGM étaient absents. De plus, l’Europe fut touchée la première par la disparition des abeilles, alors que les Etats-Unis cultivent beaucoup plus de ce type de plantes. Les pesticides utilisés sous forme de granulés ou par pulvérisation représentent un danger bien plus grand et les effets ont été constaté rapidement.
Cependant, les OGM ont favorisé le développement des monocultures, qui sont associées à la perte de biodiversité florale.

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