Conclusion

L’Homme a depuis longtemps appris à tirer profit de son environnement, et à maitriser les éléments qui l’entourent pour optimiser sa survie et son développement. La récolte et la consommation du miel existaient déjà durant la préhistoire. Au fil du temps, les hommes ont complexifié leur rapport avec cet insecte, en améliorant sa technique de récolte, puis d’élevage. Nous utilisons ainsi depuis des milliers d’années les produits de la ruche, que ce soit le miel, la gelée royale ou la cire à des fins alimentaires et thérapeutiques. Cependant, en plus de ce bénéfice, l’abeille contribue à un processus vital à la survie de nombreuses espèces animales et végétales, y compris la notre. La pollinisation est un élément clef du maintien de la biodiversité, et par ce fait de la préservation de notre environnement. Dernièrement, l’industrialisation rapide de la société, conjuguée à la mondialisation, ont développé des facteurs nocifs pour les abeilles, entrainant au mieux, une perte de production, au pire une décimation des colonies. L’usage intempestif des pesticides néonicotinoïdes et des restrictions qui tardent à arriver, le développement des frelons asiatiques, prédateurs des colonies et introduits en Europe grâce a la mondialisation, le varroa, un parasite qui est devenu une menace réelle pour les ruches, la pollution atmosphérique, qui ne cesse de faire parler d’elle dans les réunions politiques, la monoculture, associée à la perte de diversité de la source d’alimentation des abeilles, le tri génétique réalisé par les apiculteurs ne sont que des exemples des innombrables raisons du déclin fulgurant des pollinisateurs.

Heureusement, des mouvements existent pour pallier à ces problèmes environnementaux : l’UNAF, Greenpeace et toutes les associations et ONG de défense de l’environnement se mobilisent pour agir en faveur de notre biodiversité. Les villes, les Etats tentent de mettre en place des initiatives en faveur des abeilles. À l’échelle internationale, des lois, des restrictions et des projets à long terme tentent de coordonner l’action des différents pays. Cependant, l’action pour sauver le milieu dans lequel nous vivons, et garantir aux générations futures la capacité de satisfaire leurs besoins, n’est pas uniquement une décision d’état. Cela passe aussi par des petits gestes simples, que l’on peut tous faire à notre échelle. Le tri sélectif, le choix du transport, le parrainage d’une ruche ou encore l’adhésion à une association, la participation aux réunions de quartiers pour proposer des projets favorables ne sont que des exemples des actions réalisables. C’est à partir d’actions individuelles, des gestes du quotidien, que la sauvegarde de notre environnement s’opère. C’est l’initiative individuelle qui entraine le mouvement collectif et conduit à des résultats concrets.
La relation entre l’Homme et l’abeille est ancienne, et nous avons plus que jamais besoin de ce pollinisateur. Outre l’aspect alimentaire et les bienfaits qu’offrent les produits de la ruche, il y a tout le service biologique rendu par les abeilles. Il est donc primordial de tout mettre en œuvre pour préserver les abeilles. L’avenir de cette relation dépendra de nos agissements, tant individuels que collectifs, pour préserver cet insecte et tout ce qu’il peut nous apporter.