Introduction

Il existe environ 20 000 espèces d’abeilles répertoriées à travers le monde, avec autant de formes, de tailles et de modes de vie. Elles constituent à l’heure actuelle la majorité des pollinisateurs. Depuis longtemps, les abeilles ont un rôle écologique important, assurant la fécondation d’un très grand nombre de plantes. Nous utilisons également les produits de la ruche à des fins alimentaires et thérapeutiques. Leur disparition aurait des conséquences non négligeables sur notre survie et sur celle des végétaux, ce qui représente un enjeu écologique et agricole considérable.
Apparues 100 à 150 millions d’années avant l’homme, elles ont survécu à d’innombrables bouleversements climatiques successifs, prouvant ainsi d’importantes capacités d’adaptation.
Pourtant, aujourd’hui, ce pollinisateur est dans une situation critique. Les premiers signes furent donnés par l’abeille domestique, qui perd encore aujourd’hui environ 20 à 30 % de ses colonies chaque année. Ce déclin n’a pas pour origine un seul et unique élément, mais l’action conjuguée de nombreux facteurs. Parmi eux, les pesticides utilisés en agriculture, la transformation des modèles agricoles, les nombreux agents pathogènes et parasites expliquent en partie ce phénomène. Alors que ces faits sont aujourd’hui admis par les autorités, les apiculteurs attendent encore des mesures réellement utiles qui permettraient de concevoir un avenir durable.
Quelle est aujourd’hui la relation que l’Homme entretient avec l’abeille ? Quel est son avenir et quelles sont les actions possibles à différente échelle pour tenter de préserver cette espèce indispensable à notre écosystème ?